Ils bravent les éléments et jouent les funambules dans les bois

S’il est bien une chose qui est sûre ici à Valberg, c’est que tout le monde est raide dingue des chemins des Portes du Mercantour. Amateurs, professionnels, journalistes, photographes et responsables des EWS, ils plébiscitent tous les beauté des spéciales de l’Enduro des Portes du Mercantour, la variété des terrains, le plaisir qu’on y prend et le travail colossal et admirable accompli par le CSPM VTT pour en arriver là.

Ce qui est moins sûr en revanche, c’est la météo, qui n’arrête pas de faire de mauvaises blagues sur les sommets valbergans depuis le début de semaine. Gros orage et grêle lundi, bruine mardi, de nouveau orage mercredi soir, soleil jeudi, et retour de la pluie ce vendredi pour le troisième jour des Recos, au point de recouvrir les pilotes de boue et de forcer l’organisation à annuler le prologue. Et malgré le retour (timide) du soleil le soir, les prévisions annoncent de nouvelles averses pour samedi après-midi. Alors pour éviter que ça soit trop le chantier dans les bois glissants de Sauze, et aussi pour ne pas que les pilotes se gèlent trop longtemps au départ des spéciales, le staff a également décidé vendredi après-midi de faire sauter la SP2 (lire ici). Il n’en reste pas moins 51 km, 600 m+, 2500 m- et plus de 30min de chrono au menu du samedi. Largement de quoi s’amuser, et on l’espère plein de Frenchies aux avant-postes, à commencer par les Azuréens qui évoluent pour la première fois à ce niveau-là sur leurs terres : Cécile Ravanel chez les élites dames, Julie Duvert chez les Moins de 21 ans, Adrien Dailly et tous les grands espoirs de l’Urge 1001 Enduro Tour chez les U21 hommes, Karim Amour et Cyrille Pages dans la catégorie Master, et bien sûr nos élites masculins Nicolas Vouilloz, Florian Nicolaï, Yoann Barelli, Alexandre Cure ou bien encore Dimitri Tordo… Puissent-ils truster tous les podiums et faire la nique à l’Américain Richie Rude, archi-dominateur des EWS depuis maintenant deux ans avec un titre de champion du monde en 2015 et 4 victoires sur 6 possibles en 2016.

Et en attendant que les chronos soient lancés, voici les photos des entrainements humides du vendredi, sur les spéciales du dimanche…

Photos © Duncan Philpott / Enduro World Series

29094012984_6992acf61a_hAprès le ciel bleu du jeudi, changement radicale d’ambiance au matin du vendredi sur le départ de la SP6.

Joe Nation descends into the rising cloud on stage 6…mais il en faut visiblement plus pour démotiver les troupes.

Anka Martin tackles the slick rocks on stage 6 in the wetAnka Martin se lâche dans les pavasses trempées de la SP6, sous une pluie battante.

Robin Wallner was one of the first to test the grip on offer…Et l’herbe qui volle à tout va dans le sillage des pilotes.

Green on green on green with Jerome ClementzMalgré la pluie, la boue, les chemins qui se creusent et les vélos de plus en plus durs à contrôler, les pilotes enchainent les rotations sur les SP5 et 7.

Jared Graves is missing his usual steed but will make do with this one thanks to airport customsJared Graves à l’œuvre dans les sous-bois valbergans.

Stage 5 is a mixture of small amounts of bike park and amazing natural sections in the green woods
Ambiance dans les mélézins.

Matt Stuttard holding it wide and letting it slideQuand on vous dit que ça glisse, c’est que ça glisse !

C’est pas fini…
Rendez-vous samedi soir sur 1001sentiers.fr pour la suite du live EWS Portes du Mercantour avec les émotions, résultats et images de la première journée de course.

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