Vous avez certainement vu passer il y a quelques jours des posts sur les réseaux sociaux et un article sur 1001sentiers au sujet d’un vététiste qui avait découvert des fils de fer en travers d’un sentier à Saint-Vallier-de-Thiey. L’affaire n’a pas tardé à faire le buzz sur le net et à soulever de virulents commentaires, et force est d’admettre qu’on y a participé en relayant l’info sur ce site sans avoir pris le temps d’aller vérifier l’information tant il apparaissait à première vue évident qu’il s’agissait d’un acte malveillant visant à blesser des vététistes ou motards, la gendarmerie locale ayant elle aussi été alertée.

Quelques jours plus tard, on en sait un plus sur cette affaire. En effet, le club local FRC VTT, et George Edward qui organise notamment des événements tels que le Bigreen sur la commune de St Vallier, ont démêlé le vrai du faux. Voici donc le fin mot de l’histoire…

Il s’avère que le chemin en question se trouve sur un domaine privé, ce qui n’a pas suffi à dissuader des riders de non seulement l’emprunter, mais plus encore d’y shaper des aménagements, abîmant au passage des restanques et vestiges de captation de sources. C’est pour mettre terme à cette violation de propriété privée et aux dégradations causées que le propriétaire dudit domaine a mis en place un dispositif visant à empêcher l’accès au chemin. La méthode du fil de fer est un peu limite à notre sens, une barrière et un affichage auraient été préférables et surtout moins dangereux, mais somme toute la personne est dans son droit.

Vous l’aurez compris, on n’est pas forcément d’accord sur la méthode employée (heureusement il n’y a pas eu de blessé, l’affaire aurait pris une toute autre tournure le cas échéant), mais dans le fond on doit bien reconnaître qu’à la base ce sont des vététistes qui sont les plus grands fautifs de cette affaire.

En complément de cette explication, on vous invite à lire la lettre ouverte publiée par George Edwards sur son site internet au sujet de cette affaire : lire ici.

En conclusion, veillez à respecter les propriétés privées lorsque vous allez rouler, ne shapez jamais un sentier sans l’accord de la commune et/ou du propriétaire du terrain concerné, et si vous tombez sur un chemin barré renseignez-vous avant de vous insurger sur le net (ce qui n’empêche pas de faire remonter l’info en mairie ou gendarmerie si vous jugez le dispositif dangereux). Quant à nous, on s’engage à vérifier l’information à l’avenir avant de la relayer à chaud. Car ce genre d’affaire, outre le conflit entre un propriétaire et un groupe de riders, peut avoir des répercussions plus larges touchant toute la communauté, la mise en place d’interdictions de pratiques généralisées sur la commune et la fin d’autorisations de passage pour les clubs locaux ou événements.

Allez, mettons un peu d’eau dans notre vin, soyons intelligents et constructifs, et profitons de nos chemins magiques dans le respect d’autrui.

3 commentaires

  • Dans cette histoire, le plus important est de savoir de quelle nature précise était le « barrage » installé par le propriétaire. En effet, quoi qu’ait pu faire quiconque (même d’interdit ou d’illégal) aucun propriétaire n’a le droit de piéger sa propriété ou son accès. Si interdiction de passage il y a, elle doit être clairement visible, avec panneau mentionnant l’interdiction. S’il a simplement tendu un fil de fer peu ou pas visible, il est dans son tort et en cas d’accident, ça aurait pu lui être sévèrement reproché. Maintenant, je ne défends pas les mecs qui shapent sur des propriétés privées sans accord, c’est évident. Surtout s’ils ont été verbalement avertis.

    • C’est une histoire qui se termine bien pour tout le monde.
      On ne devrait pas réagir à chaud, même si l’information vient du principal intéressé, surtout si tout n’est pas bien expliqué.
      Plus de peur que de mal.

  • Important éclaircissement en effet
    Même si l’acte du propriétaire est plus que discutable vu les risques potentiels de blessures qu’il aurait pu occasionner, le comportement des riders n’est pas top loin de là

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