Quand un vététiste chevronné se met au gravel

Vététiste émérite dans les années 1990/2000, avec de nombreuses victoires régionales à son actif et quelques très honorables lignes de palmarès à l’échelle nationale sous les couleurs du prestigieux team Egobike (11ème scratch de la Coupe de France VTT XC de Plouah 2002, 18ème des Championnats de France XC 2000 à Pra Loup), Cédric Dubois est beaucoup moins présent sur la scène VTT de nos jours hormis la participation à quelques événements de temps en temps (Roc d’Azur Marathon il y a 2 ans, Rando des Champions 2019). Depuis quelques années, il concentre ses objectifs sportifs sur d’autres sports, notamment le trail-running et surtout les épreuves de cyclisme cyclosportives, où il a réalisé de sacrées performances : victoire sur la Risoul Queyras 2016 support des Championnats de France Master Route, 3ème place sur l’Etape du Tour 2018, et finalement victoire sur l’Etape du Tour 2019. Pour autant, il continue à sillonner nos beaux chemins à vélo, en VTT bien sûr, mais aussi de plus en plus avec un gravel bike.

Ci-dessous, vous allez voir à quoi ressemble le gravel selon Cédric Dubois, au travers d’un beau portfolio réalisé par Christian Retaggi du côté de l’Escarène, mais avant quelques photos collector…

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20 ans séparent ces deux images de Cédric Dubois, et toujours le même talent.

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Le célèbre chemin des douaniers du Roc d’Azur, en XC dans les années 90 à gauche, en gravel en 2019 à droite.

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2019 fut particulièrement prolifique pour Cédric Dubois : victoires sur le Mavic Roc Gravel et sur la fameuse Etape du Tour.

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     Lorsqu’il n’est pas au guidon d’un vélo, Cédric court beaucoup dans les montagnes des Alpes du Sud.

Instant Gravel

Photos © Christian Retaggi

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Le gravel selon Cédric Dubois

« S‘entraîner sur route est assez ennuyeux, et devient également dangereux à cause de la circulation routière. Mais en route le paysage défile, c’est moins éprouvant que le VTT et on a des sensations de vitesse. Le gravel rassemble selon moi les avantages de la route sans ses inconvénients. Donc on peut faire du kilométrage rapidement, loin de la circulation routière et en off-road. C’est plus de liberté et l’esprit est carrément à l’aventure pour explorer de nouveaux secteurs. Pour moi une sortie type c’est 20% de bitume, 75% de pistes et 5% de sentiers à conditions qu’ils ne soient pas très pentus. Si on veut faire plus de sentiers, on s’éloigne de la philosophie gravel et il vaudra mieux s’orienter sur un VTT. Mais bien sûr, il n’y pas de règle. Le gravel pour moi désigne surtout le bike packer minimalistic avec sacoche et duvet pour rouler plusieurs jours. Mais je trouve un point commun à tous les utilisateurs de cette nouvelle discipline : c’est une certaine recherche du comment et où rouler, un état d’esprit qu’on pourrait assimiler à celui du VTT originel. Une certaine philosophie. Un peu incomprise je trouve car pour beaucoup il s’agit de désigner un vélo de cyclocross, ce qui est loin d’être de le cas ! Mais ce qui me plaît, c’est cet engouement, pour les gens, pour les marques. On voit bien que le vélo se ramefie, on ne fait plus du vtt avec un vélo de xc, on fait soit du xc, soit du all-mountain, soit de l’enduro, et maintenant du VAE. Il y a 1 vélo pour chaque terrain. Et le gravel est pour moi le vélo pour les chemins de traverse, les pistes dfci et forestières, etc. Dans le 06, cela pourrait sembler bien compliqué d’admettre qu’un vélo de route aménagé de pneus larges puisse être adapté à notre relief. Il faut sortir des a priori, il est clair que le terrain est cassant, accidenté, mais il y a réellement un potentiel de chemins parfaitement accessibles. Le Ferion, le Macaron, l’arrière-pays mentonnais, les vallées des Paillons, la Roya, la Bévéra, la Vésubie, la Tinée, le Var regorgent de pistes, qui sont des alternatives aux cols sur route que l’on connaît par cœur. »

Pour suivre les aventures de Cédric :
→ Instagram Cédric Dubois

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